CEREMA – nos interventions lors des premiers CSA 2026 (4 mars et 27 janvier)

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Déclaration liminaire CFDT au CSA du 4 mars 2026

Monsieur le directeur général, deux points pour avis au CSA d’aujourd’hui :
•    Évolution de la note relative à l’activité de formation dispensée par les agents du Cerema (notamment les chercheurs)
•    Principe de mise à disposition de titres-restaurant pour les agents des sites dépourvus de solution de restauration administrative
    Commençons par les titres restaurants, la CFDT est dubitative sur la méthode. Vous nous demandez un avis sur « le principe de mise en place du dispositif et sur la poursuite des travaux préparatoires. » en d’autres termes un accord de principe très flou pour lancer un groupe de travail !
Pour la CFDT, si le projet n’est pas plus abouti, il faut retirer ce point pour vote et éventuellement ne le garder que pour débat. Nous ne validerons pas ce chèque en blanc. Nous tenons à rappeler que depuis sa création la COPAS a travaillé sur le sujet très complexe de la restauration collective. Apparemment, c’est un sujet qui a disparu de cette instance depuis 2 ans… La CFDT soutient la recherche de solutions équitables pour tous les agents pour qui la restauration sur les sites du Cerema est problématique. Selon ses principes, la CFDT participera à un éventuel groupe de travail sur ce sujet. Pour autant, nous espérons que celui-ci ne sera pas uniquement créé pour enterrer le sujet ou bien pour faire du donnant/donnant après la régression sociale du RITT. Nous tenons également à rappeler que les titres-restaurant sont déduits pour moitié de la paie de l’agent y compris s’il ne les utilise pas.
    S’agissant de la formation dispensée : la CFDT a participé aux différentes réunions sur le sujet. Des propositions ont été faites. Aujourd’hui le compte n’y est pas. La formation dispensée est une nécessité pour le déroulé de carrière des chercheurs mais aussi une vitrine de l’expertise du Cerema. La CFDT, réaliste et constructive, accepte des évolutions nécessaires mais ne perd pas de vue qu’on ne doit pas durcir les règles pour quelques dérives constatées qui devraient être traitées individuellement. A long terme, moins d’agents Cerema qui dispensent de la formation c’est une perte de crédibilité du niveau d’expertise et du rayonnement du Cerema.
    Ensuite, en point pour information, figure le « Bilan relatif aux promotions au choix au titre de 2026 et aux détachements sur emplois fonctionnels au titre de 2025 ». C’est pour nous l’occasion de rappeler notre position : le processus doit être clair et transparent. Un agent du Cerema doit être informé par sa hiérarchie s’il est promouvable, s’il est proposé et ensuite du parcours de son dossier. Il doit savoir où et pourquoi son dossier n’est pas allé à son terme. Aujourd’hui, la CFDT est beaucoup trop souvent contacté par des agents qui nourrissent une sévère rancœur envers leur hiérarchie, qui ne communique pas, voire leur ment effrontément. Pour une fois, la CFDT vous demande de créer une procédure unifiée au Cerema sur ce sujet.
Pour finir, nous ne pouvons pas parler promotions, sans parler des difficultés de concrétisations de celles-ci. En effet, lorsque le Cerema ne propose pas de concrétiser dans l’établissement, les agents se retrouvent démunis devant des listes de postes, sur lesquels ils ne peuvent pas postuler, puisque ceux-ci sont « réservés ZGE ». Rien de mieux pour démotiver les collègues qui ont fait l’effort de se préparer à un concours ou qui ont fait les efforts requis pour une promotion par liste d’aptitude. Vous avez œuvré pour faire du Cerema une zone de gouvernance indépendante. Quelles solutions apportez-vous aujourd’hui aux agents dont la progression de carrière est bloquée ?
    En résumé, la CFDT souhaite un Cerema où l’on puisse faire progresser son expertise, en faire bénéficier d’autres personnes au travers des formations délivrées, dérouler une carrière tout en mangeant à sa faim à un prix modéré. Cela ne nous parait pas inatteignable.


Notre retour sur le CSA du 4 mars

TITRES-RESTAURANT pour 8 sites « isolés »

    Pour mémoire, lire ICI  et voir la note Cerema en PJ

Le DG veut prendre une « décision de principe » de mise en place de ce dispositif, avant son départ. Il pense qu’après, cela n’a aucune chance d’être fait. On peut entendre l’argument, mais on sait bien qu’un principe, c’est comme une promesse, ça n’engage que celui qui y croit !
La CFDT ne prend pas part au vote sur un « principe » ; la CGT fait de même, l’UNSA s’abstient et seule FO vote Pour.

Sur le sujet de la restauration collective, la CFDT entend défendre l’intérêt général des agents et demande que toutes les situations problématiques soient étudiées, avec un principe d’équité. Il y a des sites qui, certes, disposent d’une solution de restauration mais, qui ne convient pas aux agents et qui n’est pas ou très peu utilisée. Nous ne pouvons pas entendre qu’il est satisfaisant de mettre en place des TR à 10 € alors que des agents subissent un reste à charge en restauration collective supérieur à 5 €. Pour rappel, l’harmonisation du reste à charge est issue d’un travail intersyndical avec la direction générale, travail qui a débuté dès la création de la création du Cerema en 2014.
La CFDT est attachée d’une part, au maintien des restaurants administratifs et d’autre part, à l’équité entre agents. La CFDT a été force de proposition de longue date sur ce sujet très complexe. Les titres-restaurant font certainement partie de la solution mais la solution simpliste proposée ne nous parait pas équitable.

FORMATIONS DISPENSÉES(et spécificité des chercheurs)
Lors d’un GT avec la DRH, une délégation CFDT-CGT-FO des chercheurs avait soulevé 3 points problématiques concernant les activités de formation assurées par les chercheurs (et assimilés) :
1.    La restriction aux 3ième année d’école d’ingénieur a minima.
2.    L’inclusion des temps de déplacement dans les 64h annuelles autorisées. En effet, cela désavantage les agents qui n’ont pas de pôles universitaires proches.
3.    La non-reconnaissance de la difficulté pour les doctorants d’enseigner aux niveaux bac+4/+5 et le refus d’ouvrir à des cours en IUT (licence pro par exemple).
Ces 3 points n’ont malheureusement pas été repris dans le texte soumis au vote du CSA de ce jour.

En séance, Hélène Peskine (DDRII) propose d’assouplir le point 1, en incluant les 2ième année d’école d’ingénieur pour être en cohérence avec les niveaux Bac+4/+5. Par contre, pas d’évolution sur les points 2 et 3 🙁
En réunion intersyndicale, les chercheurs avaient convenu d’un vote unanime CONTRE, si ces 3 points n’étaient pas intégrés. Or, lors de ce CSA, seule la CFDT vote CONTRE, pendant que CGT, FO et UNSA s’abstiennent =-O
Résultat : le texte passe, ce que déplore la CFDT.
Nota : s’il y avait eu un vote UNANIME CONTRE, il aurait dû être à nouveau présenté en CSA reconvoqué. Cela aurait donné du temps aux chercheurs de présenter leurs arguments au DG le 6 mars (préparation du CST) et le cas échéant à la réunion plénière du CST du 17 mars.


Notre retour sur le CSA du 27 janvier
Restructuration à la DTerMED – Sophia

Presque à chaque CSA, le DG nous présente une réorganisation / restructuration(déstructuration?) / modification / ajustement… d’organigramme dans une direction territoriale, technique ou du Siège. Cette fois, c’est la DTerMED qui est concernée, sur deux points :
1/ la Direction et le SG : un habile jeu de chaises musicales à effectif constant, en profitant du départ à la retraite de la SG, permet de donner un vrai poste à un A+ (ancien responsable du site de Sophia). Comme quoi, quand la direction veut, elle peut !
    2/ le Département Risques Naturels (DRN) à Sophia. Son organigramme n’est pas modifié. Par contre, 4 agents du « demi-groupe » RG (Risques Géologiques) en poste  voient leurs postes supprimés et transférés à Aix, pour y compléter les 4 autres postes de ce groupe bi-site. La direction affiche l’espoir que cette action redonne un nouveau souffle à cette équipe. Nous aimerions y croire…

La direction parle hypocritement de « relocalisation (…) suite à la fermeture de ce site au 1er octobre 2026« . Pour la CFDT, c’est une deuxième localisation qui est infligée aux 4 agents. Une relocalisation aurait dû les ramener à Nice, pas les envoyer à Aix ! En effet, ces agents ont déjà subi, en 2017, le traumatisme d’une localisation du Labo de Nice vers une « Agence de Sophia », installée dans des locaux loués à l’Ademe.
In fine, seule l’équipe de recherche sismique restera à Sophia, en déménageant cet été dans les locaux du CNRS voisin (UMR Géoazur). Avec plus de 2h de trajet entre Nice et Aix, les seules options laissées aux 4 agents sont : a) s’épuiser dans des trajets domicile-travail à leurs frais ; b) déménager encore une fois ; c) quitter le Cerema. Mais, il devient de plus en plus compliqué de trouver des postes dans les services du ministère. Cette restructuration « offre » au Cerema de substantielles économies de loyer. Triste épilogue de la chronique : « Lente agonie de ce qui fut un laboratoire » du Cerema dans les Alpes-Maritimes.

Coïncidence de l’ordre du jour, le DG nous présente ensuite le projet de création d’une nouvelle agence du Cerema (avec 4 postes ?), à 24 h d’avion de Nice, basée à Tahiti… Sûr que ça fait plus rêver, même si notre bilan carbone va s’envoler.

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