Cerema : ce que nous avons dit à Étienne Crépon (le 27 août à Saint-Mandé)
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Le nouveau directeur général du Cerema, Étienne CRÉPON, a souhaité rencontrer les organisations syndicales au « niveau Établissement », pendant l’été. Il a reçu la délégation CFDT (Claude Guillet, Virginie Amant, Cédric Ringeval, Patrick Fourmigué) jeudi 27 août, à Saint-Mandé.
En ouverture, le DG nous fait part de son attachement au dialogue social, puis rapidement le message se précise : « le Cerema est en difficulté et pour le sauver, il va falloir faire des efforts« .
La CFDT a interrogé le DG sur l’arrêt des recrutements et de certaines dépenses, ce qui commence à devenir bloquant et à fortement inquiéter les agents sur leur capacité de production sur des projets engagés.
Le DG estime que « le Cerema perd de 1 à 2 M€ par mois, avec un sous-investissement drastique sur son immobilier, les moyens d’essais et les systèmes d’information ». Pour lui, cette situation n’est pas viable dans la durée, « il faut en prendre conscience et l’assumer ». Il ne croit pas une seconde à une hausse de la subvention (SCSP), au mieux un maintien, sinon une baisse continue. Pour « sauver le Cerema », il préconise des « efforts équilibrés et atteignables ». Équilibrés au sens qu’il ne jouera pas les administratifs contre les opérationnels, une catégorie contre une autre, une direction contre une autre…
A ce stade, nous n’aurons pas plus de détails, si ce n’est qu’il considère que « imaginer autre chose relèverait de la démagogie et de la malhonnêteté intellectuelle » (sic).La CFDT n’ignore pas la situation économique et budgétaire, du Cerema comme de l’État. La CFDT insiste sur les marques laissées par Cerem’Avenir et la baisse des effectifs associée. Avant toute nouvelle restructuration, il faut partager un état des lieux sincère. La CFDT soutient l’implication des agents, experts de leur propre travail, dans le travail d’optimisation du Cerema. Chaque agent est capable de faire des propositions pour améliorer sa production et ses conditions de travail. Nous estimons cette consultation indispensable, sans pour autant qu’elle ne serve d’alibi à l’administration pour, une fois de plus, baisser les moyens du Cerema.
La CFDT est bien consciente du pouvoir de décision du DG, mais insiste sur son rôle syndical de contre-pouvoir, sa capacité de faire des propositions basées sur la réalité des collègues et obtenir in fine un compromis.
Le DG reconnaît qu’on sera souvent en désaccord mais qu’il souhaite aboutir à des solutions sans perdant ni gagnant.
Questions diverses posées au DG
- Sa présence entre Paris et Lyon ? Sa semaine-type serait : 3 jours à Paris, 1 jour à Lyon et le dernier pour la visite de chaque site du Cerema. Il souhaite aller sur la totalité des implantations et pas se limiter aux sites des directions locales
- Remplacement du DSC et DGA ? Pas de réponse du DG.
- Nota : Pascal Terrasse est parti en mai dernier.
- Prochain Conseil d’administration ? Oui, il y aura un budget rectificatif pour 2026, mais il ne connait pas l’ampleur du rabot. Il insiste sur l’utilité des activités comme le Programme Ponts.
- Budget Cerema 2027 ? Fin septembre, on connaitra le PLF. Par contre mais il y a beaucoup d’incertitudes sur son vote au Parlement, comme sur l’issue des élections, présidentielle et législative.
- Contractuels ? Le DG n’a pas répondu à nos questions sur les contractuels que ce soit sur les CDisations, les évolutions de carrière, sur le point d’équilibre souhaitable entre titulaires et contractuels…
- Contrat d’Objectifs et de Performance ? Le COP est en attente depuis 2025 ; il espère pouvoir y ajouter la lettre « M » (comme Moyens) et négocier une stabilité de ceux-ci. Mais avant cela, il pense qu’il faut d’abord « bâtir un projet pour le Cerema ».
- Nous n’en saurons pas plus sur les éventuelles modifications du projet stratégique 2025-2028 de P.Berteaud.
- DRH « unifiée » ? Sur ce projet lancé par Berteaud, le DG répond : « pas d’opinion à ce stade ».
- Clients ? La CFDT lui fait remarquer que, dans son message aux agents de fin juin, il n’utilise que ce mot, alors que les collectivités sont désormais des adhérentes du Cerema et les services de l’État sont des bénéficiaires. à ne pas négliger.
- Le DG assume de ne parler que de clients avec la « qualité du service client » associée. La CFDT rappelle que le coté « le client est roi », va à l’encontre de l’esprit « service public » qui anime les agents du Cerema.
- Agenda social ? Le DG annonce assurer la continuité des sujets en cours. Il ajoute qu’il y reste un sujet « temps de travail », mais sans donner plus de détails ni d’échéance.
- Présidera-t-il les CSA et FSC ? Réponse : seulement si sa présence est « indispensable« … Pas plus d’éléments sur le fonctionnement qu’il compte adopter pour les instances.
La CFDT relève un style managérial très différent de celui de son prédécesseur. Nous avons bien compris que le nouveau DG est en phase d’analyse de la situation et de préparation des esprits sur le thème « le Cerema va mal, il va falloir faire des efforts ». Cette première prise de contact soulève beaucoup de questions sur la nature et le type des « efforts » qu’il envisage de demander aux agents.
Dans un dialogue social pragmatique et réaliste, la CFDT se positionnera sur les propositions et les actes du DG, dans l’intérêt de tous les agents et de notre établissement.
Comme nous l’a dit un collègue, « Étienne Crépon semble vouloir faire survivre le Cerema, alors qu’il devrait le faire VIVRE ».
PS : nous avons remis au DG notre cahier revendicatif (sept. 2026) et notre déclaration au Sénat (mars 2025).
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