CEREMA : le premier Conseil d’Administration d’Étienne Crépon (20/10/2026)
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… « des efforts, encore des efforts, toujours des efforts » …
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Déclaration liminaire CFDT et réponses
Madame la Présidente*, Mesdames et Messieurs membres du Conseil d’administration, chères et chers collègues, bonjour.
* NdR : Marie-Claude JARROT a été élue au Conseil d’Administration, puis Présidente dudit CA, à titre personnel. Aussi, elle peut continuer à assurer cette fonction jusqu’à la fin de son mandat (printemps 2027), même si elle n’est plus maire.
Monsieur le directeur général, depuis votre arrivée à la tête du Cerema, vous nous répétez en boucle, à l’écrit comme à l’oral, que nous devons faire des efforts.
Mais les efforts sont mieux partagés quand ils sont réciproques. A notre tour, nous demandons, au Commissaire du gouvernement, à la tutelle, à Bercy et au DG du Cerema, ici présents :
– de faire des efforts, pour le pouvoir d’achat des agent.es publics, via le point d’indice, la révision des grilles, le retour de la GIPA…
– de faire des efforts, pour que la subvention couvre au moins la masse salariale des emplois permanents, comme l’avait demandé très justement Mme la présidente lors du dernier Conseil,
– de faire des efforts, pour traiter nos collègues en CDD avec plus de respect des promesses passées, de CDisation ou de renouvellement de contrat,
– de faire des efforts, pour la reconnaissance des compétences et leur valorisation autrement que par des mots,
– de faire des efforts, pour améliorer la situation calamiteuse de notre immobilier et nos conditions de travail,
– de faire des efforts, pour que les restructurations/déstructurations à venir ne laissent pas des collègues sur le bord de la route,
– de faire des efforts, pour nous donner envie de croire en l’avenir de notre Cerema. Les 5 chantiers, que vous nous avez annoncés vendredi dernier, nous préfigurent un deuxième Cerem’Avenir, alors que nous voulons un Avenir pour chacun, dans un Cerema pour tous.
Depuis des années, on nous demande de faire « Mieux, avec Moins« . Désormais, l’injonction est de faire « beaucoup Mieux, avec beaucoup Moins«
Sauf que « à l’impossible, nul n’est tenu ! ». Et au bout de compte, on risque fort d’avoir fait « beaucoup Moins, avec beaucoup Moins« .
Revenons à l’ordre du jour de ce Conseil d’administration et à son seul point à enjeu : le budget rectificatif. On a bien compris que l’objectif majeur est « la maitrise de la trajectoire financière du Cerema ». En clair, où faire des économies pour que la trésorerie propre redevienne légèrement positive. Vos solutions ?
– baisser la masse salariale de 1.3 M€, soit l’équivalent d’une vingtaine d’emplois, en plus des -25 ETP du schéma d’emploi déjà imposés dans le budget initial ;
– réduire de 8% les dépenses de fonctionnement (-3.2 M€).
Monsieur le directeur général, vous avez beau nous dire que l’augmentation de 1 M€ des dépenses d’investissement servira en partie à « améliorer les conditions de travail des agents », nous aimerions bien connaitre son volume financier et les actions concrètes en regard.
Enfin, la CFDT sera attentive au vote des administrateurs représentants des collectivités, sur ce budget rectificatif.
Dans 6 semaines, au Conseil d’administration du 1er décembre 2026, le budget initial 2027 du Cerema devrait encore nous plomber, avec ses -60 ETP et une nouvelle baisse de 2 % de la subvention.
D’ici là, jeudi 5 novembre, les syndicats CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU appellent à la mobilisation pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie. Le communiqué intersyndical conclut ainsi : « La colère est immense. La situation du pays est fragile. Il faut sans attendre répondre aux urgences sociales et environnementales ». Cela vaut aussi pour le Cerema.
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Les réponses aux déclarations liminaires :
- Brice HUET (CGDD, notre tutelle) adresse à E.Crépon ses vœux de pleine réussite à la tête du Cerema.
- il estime que « l’effort demandé au Cerema s’inscrit dans un effort global » mais reconnait que pour 2027, le Cerema est plus impacté que d’autres opérateurs.
- il insiste sur la « trajectoire de retour à l’équilibre » et le besoin de « stabiliser le modèle économique du Cerema ».
- le DG nous remercie (les organisations syndicales) pour « la hauteur de vue de nos interventions » (sic)
- par contre, il poursuit par un « nous avons un problème de méthode (…) je ne peux pas répondre sur les détails d’un projet d’entreprise qui n’est pas encore construit. »
- Il se reprend rapidement pour parler du projet « d’établissement« que « nous » sommes censés construire ensemble
- nota CFDT : comme s’il n’avait pas déjà des idées de ce qu’il veut faire…
- nota CFDT : comme s’il n’avait pas déjà des idées de ce qu’il veut faire…
- Il se reprend rapidement pour parler du projet « d’établissement« que « nous » sommes censés construire ensemble
- par contre, il poursuit par un « nous avons un problème de méthode (…) je ne peux pas répondre sur les détails d’un projet d’entreprise qui n’est pas encore construit. »
- il déclare que « les décisions à venir seront éclairées par l’utilité publique, mais aussi par des éléments économiques »
- en réponse à un éventuel Cerem’Avenir 2, c’est :
- « non, car les remakes de films sont rarement bons » (nota CFDT : le Cerem’Avenir 1 l’était-il ?)
- « nous devons nous tourner vers le futur et rester maitres de notre destin« .
- Bruno Patier (« M. Bercy », comme il se qualifie lui-même) se dit « favorable à la transition écologique, mais il faut avoir les moyens de ses ambitions et remettre de l’ordre dans les comptes publics (…) vu la charge des intérêts de la dette, on ne peut pas miser que sur les finances publiques« . Il invite à consulter la SPAFTE pour le financement de la transition écologique.
- la Présidente rappelle « la promesse républicaine de l’égalité des chances des territoires face au changement climatique (…) les collectivités ont besoin de l’expertise du Cerema, pour faire des économies ». Elle souhaite « être associée au projet d’établissement du Cerema, dans la transparence, pour trouver des solutions et un équilibre financier. La France est dans une situation difficile, il faut qu’on se serre les coudes ».
- Michel NEUGNOT (région BFC) insiste sur la transition démographique et l’inversion du solde naissances-décès en 2025. Dans sa région, Bourgogne-Franche-Comté, elle a commencé en 2015. Il souhaiterait que le Cerema se penche notamment sur la problématique des mobilités face à ce phénomène.
PV du CA 12 mars 2026
Nota : ce CA fut le dernier de Pascal Berteaud, mais on ne le savait pas à cette date. En effet, le CA du 23 juin a été annulé et remplacé par une consultation électronique et ce, juste avant la nomination d’Étienne Crépon le 25 juin.
La CFDT fait remarquer que les multiples louanges et éloges adressées ce 12 mars à Pascal Berteaud, tant par la tutelle (Brice Huet) que par la présidente (Marie-Claude Jarrot) ne figurent pas dans le PV. Même si ce n’était pas un point de l’ordre du jour, ces paroles ont été prononcées et devraient y figurer pour qu’il soit honnête. Aussi, la CFDT se refuse à le valider en l’état.
Le DG, Étienne Crépon, indique que ce PV lui a été donné tel quel et qu’il n’y rien changé. Il entend la demande de la CFDT et propose donc à la présidente de retirer ce point de l’ordre du jour et de renvoyer son approbation au prochain CA.
VOTE sur le budget rectificatif n°2
- Cécile Arcade (SG) présente le nouveau DAF, Franck Avaliotis, puis son diaporama sur ce « budget d’atterrissage » pour la fin 2026.
- les crédits du plan Ponts-AFITF sont sortis des comptes du Cerema pour 25 M€ et mis sur un compte de tiers, le Cerema se gardant 5 M€ pour [frais de gestion et AMO], de façon à clarifier la lisibilité de la trésorerie qui atteindrait 63.7 M€ fin 2026, dont 58.8 M€ sont fléchés.
- la trésorerie propre du Cerema (non fléchée) ne serait plus que de 4.8 M€, ce qui reste très inférieure aux règles prudentielles (seuil d’au moins 15 à 20 M€).
- Brice HUET (CGDD, notre tutelle) salue cette présentation et l’effort fait pour tendre vers une situation moins déséquilibrée.
- VOTE : BR2 approuvé à la majorité. CFDT CGT UNSA votent contre, à cause de la baisse d’effectifs ; FO s’abstient.
VOTE sur le marché « Ticket Restaurant »
- La délibération a pour but de donner délégation au DG pour signer ce marché, après son passage en commission consultative la semaine prochaine.
- Cécile Arcade (SG) rappelle les sites concernés. Ainsi, 280 agents vont bénéficier d’un Titre Restaurant à 10 €, qui leur sera facturé 4 €.
- La CFDT souhaite que cette première étape ne soit pas la dernière. Elle renouvelle sa demande d’une analyse plus globale des conditions et du reste à charge pour les agents, avec de très fortes inégalités entre les différents sites, qu’ils disposent d’un restaurant administratif ou d’une convention avec des prestataires privés. La CFDT revendique une égalité de traitement, à savoir d’attribuer les TR à tous les agents et qu’ils puissent les utiliser dans les restaurants administratifs afin que ceux-si soient préservés.
- VOTE : approuvé à l’unanimité.
VOTE sur « l’évolution de la délégation de pouvoir du CA au DG, en matière de marchés publics »
- Cette évolution concerne les marchés d’un montant compris entre 1 et 2 M€, pour lesquels le Conseil d’Administration (CA) devait être obligatoirement consulté, en cas d’avis défavorable de la Commission Consultative des Marchés (CCM) du Cerema. Le projet prévoit de laisser le DG signer « quel que soit l’avis de la CCM« . Même si cette configuration ne s’est pas produite par le passé, le futur n’est pas connu…
- La CCM comprend un représentant du personnel (D.Baton). Ce dernier considère que cette « évolution » retire une prérogative au CA et il n’y est donc pas favorable. Aussi, la CFDT fait le choix de voter CONTRE cette délibération, comme la CGT. Par contre, UNSA et FO s’abstiennent. La délibération est approuvée à la majorité des membres du Conseil.
Le Cerema et le PNACC
- Point d’information sur le plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), feuille de route de la France pour anticiper les impacts du réchauffement (+2,7 °C en 2050 et +4 °C en 2100). Le DG a répondu à la demande de la ministre de faire des propositions pour l’accélération du PNACC dans 4 domaines :
- bâtiments et espaces publics (conjointement avec CSTB et Ademe).
- résilience des infras de transport : notre spécialité !
- habitabilité des territoires littoraux ,(conjointement avec le Conservatoire du littoral et le BRGM) avec une thématique forte sur l’eau.
- programme national Digues, à l’instar de ce qui a été fait pour les Ponts (conjointement avec France Digues et l’INRAE).
- Pour le DG, cette approche répond à une logique de collaboration plutôt que de concurrence entre des Établissements Publics, qui interviennent sur le même domaine technique. Dans certains cas, il y aurait la création de labos communs, sans ETP en plus, mais peut-être avec un bout de financement… A suivre.
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