Ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts (IPEF) : une nouvelle architecture de formation entre en vigueur

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Une formation rénovée pour accompagner la réforme de l’encadrement supérieur de l’État

Trois arrêtés publiés au Journal officiel du 21 juin 2026 viennent préciser les nouvelles modalités de formation des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts (IPEF). Ils s’inscrivent dans la mise en œuvre du nouveau statut des corps interministériels d’ingénieurs de l’État créé par le décret du 12 août 2025.

L’objectif affiché est de mieux adapter la formation des futurs IPEF aux enjeux des politiques publiques, de renforcer leur culture commune avec les autres cadres supérieurs de l’État et d’individualiser davantage leurs parcours professionnels.

Ce qu’il faut retenir

Les trois arrêtés :

  • réorganisent entièrement la formation des ingénieurs-élèves ;
  • créent un comité chargé de valider les parcours de formation ;
  • définissent les modalités de formation des ingénieurs recrutés par concours externe sur titres et travaux.

Ils remplacent plusieurs textes datant de 2009 et 2013 devenus incompatibles avec la réforme de l’encadrement supérieur.


Une formation construite autour d’un parcours individualisé

La formation des ingénieurs-élèves est désormais organisée conjointement par :

  • l’École nationale des ponts et chaussées (ENPC) ;
  • AgroParisTech.

Sa durée maximale est fixée à deux ans.

Le principe retenu est celui d’un parcours individualisé, élaboré pour chaque élève en fonction :

  • de son parcours antérieur ;
  • de son projet professionnel ;
  • des besoins exprimés par les ministères employeurs.

Ce parcours pourra évoluer au cours de la scolarité. Il sera également possible d’adapter la formation afin de préparer un doctorat pour les élèves qui le souhaitent.


Une formation davantage tournée vers les politiques publiques

Au-delà des compétences scientifiques et techniques, le nouveau cahier des charges met fortement l’accent sur :

  • les politiques publiques ;
  • l’économie ;
  • le droit ;
  • le management ;
  • les sciences politiques ;
  • la conduite de projets complexes ;
  • l’ouverture européenne et internationale.

La deuxième année comprend notamment :

  • des stages en administration, entreprise ou laboratoire ;
  • une préparation aux premiers emplois ;
  • des travaux interdisciplinaires ;
  • le tronc commun de formation de la haute fonction publique.

Un comité chargé de piloter et valider les formations

Un nouvel arrêté crée le comité d’orientation et de validation de la formation des ingénieurs-élèves.

Présidé par le chef du corps des IPEF, il réunit notamment :

  • les secrétaires généraux des ministères chargés du développement durable et de l’agriculture ;
  • les directeurs de l’ENPC et d’AgroParisTech.

Ce comité aura notamment pour missions de :

  • valider les formations proposées par les deux écoles ;
  • approuver les parcours individualisés ;
  • vérifier la bonne réalisation de la scolarité avant la titularisation ;
  • examiner les projets de poursuite en doctorat.

Une formation spécifique pour les recrutements sur titres

Les ingénieurs recrutés par concours externe sur titres et travaux bénéficieront eux aussi d’un parcours individualisé pendant leur année de stage.

Cette formation devra représenter au moins 25 % du temps de travail durant l’année de stage.

Elle comportera notamment :

  • le tronc commun de la haute fonction publique ;
  • une formation à la connaissance des ministères et du corps des IPEF ;
  • un accompagnement à la prise de poste assuré par le service d’affectation.

La réalisation effective de ce parcours conditionnera l’avis rendu en vue de la titularisation.


Une logique commune à l’ensemble de l’encadrement supérieur

Ces nouveaux textes traduisent l’évolution engagée depuis plusieurs années pour rapprocher les différents corps d’encadrement supérieur de l’État.

Ils privilégient :

  • une culture commune des futurs cadres dirigeants ;
  • une plus grande individualisation des parcours ;
  • une meilleure articulation entre formation initiale, prise de poste et développement des compétences tout au long de la carrière.

Ce que cela change pour les agents

Ces arrêtés concernent principalement :

  • les futurs ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts ;
  • les services employeurs ;
  • les établissements de formation concernés.

Pour les agents déjà titulaires du corps, ils n’ont pas d’incidence directe sur leur situation statutaire. En revanche, ils dessinent le profil des futures promotions d’IPEF, avec une formation davantage orientée vers les responsabilités de pilotage des politiques publiques, le management et les enjeux de transition écologique, agricole et territoriale.


Textes publiés

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Par UFETAM-CFDT

Pour mémoire : 

Notre article du 18-08-25 : Ingénieurs de l’État : deux décrets traitent des statuts et de l’échelonnement indiciaire

Notre article du 23-01-26 : Modalités du concours pour le recrutement du corps d’ingénieurs des eaux, des ponts et des forêts (IPE

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