Quatre congrès syndicaux au printemps 2026

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Les quatre premières organisations syndicales françaises (secteur privé) ont tenu leur congrès durant ce printemps à quelques semaines voire quelques jours d’intervalle. L’occasion pour Fil Bleu (2) de faire un focus sur ces organisations syndicales moins d’un an avant l’élection présidentielle, alors même que la place du dialogue social et des organisations syndicales dans notre démocratie pourrait être interrogée.

Chaque organisation syndicale en congrès cette année a sa propre histoire, son propre fonctionnement démocratique et son propre agenda. Les trois plus grandes organisations (CFDT, CGT, FO) ont reconduit leurs secrétaires généraux et confirmé leur ligne politique, tandis que la CFE-CGC a renouvelé son exécutif avec une nouvelle Présidente. Pour la première fois, trois dirigeants sur quatre sont des dirigeantes, puisque Christelle Thieffinne, élue à la Présidence de la CFC-CGC, a rejoint Marylise Léon (CFDT) et Sophie Binet (CGT).

Des congrès sereins, sans crise interne ni coup d’éclat

Des congrès qui se sont déroulés de façon particulièrement apaisée cette année. Les traditionnels débats entre réformistes et révolutionnaires à FO se sont déroulés sans incidents ou insultes souvent entendues dans le passé. À la CGT, un congrès calme. La crise interne arrivée à son paroxysme au congrès précédent avec l’arrivée surprise de Sophie Binet semble être bien dépassée. À la CFE-CGC, non sans ambiguïté, les difficultés liées à succession de François Hommeril ont été réglées avant le congrès. À la CFDT, malgré un débat difficile sur la hausse des cotisations, le congrès s’est déroulé, comme d’habitude, dans une ambiance studieuse et respectueuse des différences.

(1) Pour FO, les chiffres varient suivant les congrès : en 2026, c’est 1 million d’adhérents, en 2023, le secrétaire général sortant affichait 500 000 adhérents. Le chiffre communément retenu se situe à 250 000. Seuls les chiffres de la CFDT sont réels et certifiés par des commissaires aux comptes.
Des relations apaisées entre les organisations syndicales

Alors que les rapports entre organisations syndicales n’ont pas toujours été un fleuve tranquille, nous vivons, aujourd’hui, une période plus apaisée au moins au niveau confédéral. Pour preuves, des positions communes sur de nombreux sujets, mais aussi des contacts ou des appels fréquents entre des dirigeants et dirigeantes qui se respectent, sans proférer d’invectives à propos de leurs positions divergentes. La CFDT cherche à pérenniser ces relations en proposant de négocier une charte de non-agression qui serait une réelle avancée.

Des organisations syndicales sorties renforcées

Dans ce contexte économique, social et politique difficile, le syndicalisme français sort renforcé de ces quatre congrès. Renforcement bien opportun alors que les menaces sont lourdes et que les prochaines années seront déterminantes pour l’avenir démocratique de notre pays. La CFDT, première organisation française, y prendra toute sa place.

Jean-Michel Drou

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D’après l’article initialement publié par la CFDT Retraités
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2] Fil Bleu est le magazine bimestriel édité par la CFDT Retraités (Union confédérale des retraités CFDT), destiné à ses adhérents et militants.

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