CEREMA : que retenir du premier CSA présidé par Étienne Crépon (8 octobre) ?

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Retour sur le CSA Cerema du 8 octobre 2026, présidé par le nouveau DG, Étienne Crépon.

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En réponse à notre déclaration liminaire :
– le DG accepte la demande de la CFDT d’ajouter un point sur la circulaire du 5 mai 2026 relative au coût des carburants.
– le DG annonce une prochaine intervention auprès des agents pour leur présenter le chantier « projet d’établissement ».
La CFDT alerte sur le climat anxiogène des derniers messages du DG et la baisse de confiance des agents dans l’avenir du Cerema. Certains songent sérieusement à partir, ce qui serait une perte de compétences importante pour l’établissement.

Réorganisation de la direction générale

(unique point pour AVIS)

Cette réorganisation de l’entité « direction générale » supprime 2 postes sur 7.
Méthodes envisagées : une rupture conventionnelle pour l’agent contractuel CDI, une fin de détachement pour l’agent fonctionnaire provenant d’un autre ministère.
Même si l’effectif impacté est faible, la CFDT trouve la méthode très expéditive, voire brutale, les agents ayant peu de temps pour se retourner. Mauvais augure pour les inéluctables restructurations à venir…
En conséquence, la CFDT fait le choix d’un vote CONTRE.
        Les 3 autres syndicats, CGT, FO, UNSA s’abstiennent.

Les points suivants sont tous pour information 

Projet de Loi de Finances (PLF 2027) 

  Le DG admet que les arbitrages n’ont pas été en faveur du Cerema et confirme la baisse de 2% des dotations et des effectifs (- 60 ETP). Il annonce qu’il expliquera aux ministres leur traduction en terme de travail rendu.
La CFDT l’interroge sur :
– le calendrier de la baisse des effectifs : réponse à la fin de l’année :-\
– la relation que le Cerema aura avec le ministère sur les arbitrages concernant les effectifs.
Le DG est conscient que le Cerema est seul et peut devenir une variable d’ajustement. Il dit tenter de convaincre les Directions d’Administration Centrale de l’intérêt de préserver le Cerema : « on ne peut pas être dans le pur conflit ou dans le « béni oui oui« . C’est un subtil équilibre ».

Bilan relatif à l’activité de formation dispensée au titre de 2025 et perspectives

Seul établissement public référencé « Qualiopi » et « agrément élus locaux », le CEREMA dispose de 400 formateurs. Chiffre d’affaires 2025 = 2,3 millions d’euros, soit 7 fois plus qu’en 2024.


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Bilan relatif à l’activité de formation reçue au titre de 2025 et perspectives

  2610 agents formés en 2025 ; 80% de ces actions sont en distanciel. En réalité seulement 14,4% de ces formations sont dites « métier« . Pour le reste, il s’agit de formations transversales, dont beaucoup sont obligatoires (valeurs de la République, handicap, violences sexuelles et sexistes…). La CFDT regrette qu’à peine la moitié des agents les aient suivies.

Bilan de gestion 2025 des agents contractuels et détachés sur contrat

  La CFDT a rappelé ses observations faites à l’occasion de la réunion préparatoire du groupe de travail de la CCP fin septembre (voir notre compte-rendu). Certes, la CDisation a progressé en 2025 mais on déplore de plus en plus de contrats courts. Qu’en sera-t-il pour la fin 2026 et l’année 2027 ?
En réponse à notre interpellation sur un équivalent CIA pour les contractuels, la DRH considère qu’il est inclus forfaitairement dans la rémunération de recrutement.
En réponse à la question de valorisation des qualifications en comité de domaine, la DRH annonce qu’une nouvelle grille de rémunération sera proposée au DG, le contrôleur budgétaire ne semblant « pas bloqué » sur ce sujet.
Quant aux CDD qui attendaient leur CDisation prochaine, mais sans un engagement ÉCRIT du Cerema, le DG pourrait leur proposer un CDD de 2 ans, avec possibilité de CDisation une année après.
La CFDT dénonce des règles qui changent avec l’arrivée du nouveau DG. Le précédent avait engagé une politique de CDisation pour nombre de CDD sur postes dits pérennes et qui donnaient satisfaction au bout de 3 ans ;  désormais il leur faudra attendre jusqu’à  6 ans, mais sans garantie au bout pour autant. Le nouveau DG veut se donner du temps pour évaluer ce dossier « contractuels ».
Le DG dit s’engager à donner une information  aux contractuels,  » dans un temps leur permettant de réfléchir sur leur avenir ou non dans notre établissement, lors de la fin des contrats, en cas de reconduction ou non, afin de leur permettre de préparer leur avenir professionnel ». On a connu discours plus optimiste :-\

>>> faites le plein … d’infos dans le guide CFDT 2026 de l’agent contractuel <<<

Télétravail vs. cout des carburants

  La CFDT rappelle que le règlement intérieur du Cerema permet aux agents de solliciter jusqu’à 3 jours de télétravail par semaine, comme le prévoient aussi les dispositions ministérielles. Aujourd’hui, selon les DTer/DTec/DFT, les agents ont des autorisations de télétravail permettant entre 1 et 3 jours par semaine.
La note interministérielle de mai 2026, visée dans la déclaration liminaire de la CFDT, s’appuyait sur le contexte international ayant conduit à une forte augmentation des coûts de carburants.  Elle incitait les services de l’État à limiter les déplacements professionnels au strict nécessaire et encourageait les agents à se réunir en visio. Mais elle invitait également les services à faire preuve de souplesse, en permettant aux agents de recourir davantage au télétravail. Si la première disposition est largement appliquée au Cerema, ce n’est pas le cas pour la seconde.
Si la direction générale comprend la demande, elle reconnaît ne pas avoir d’outil pour l’appliquer, mais qu’une réflexion peut être menée. La CFDT, soutenue par la CGT, rappelle l’urgence de la situation. Cette dernière sollicite un groupe de travail sous 15 jours, ce que soutien également la CFDT puisqu’elle tend vers la proposition coconstruite réclamée en déclaration liminaire. L’administration en prend note.
Ce sujet télétravail ouvre un débat sur le comportement de certaines directions, à l’encontre des agents disposant déjà de 3 jours de télétravail par semaine. Les syndicats ont des retours de fortes pressions sur les agents et leur hiérarchie, pour les obliger à passer à 2 jours. Certaines directions invoquent une demande du « Siège », ce que réfutent la Secrétaire Générale et le DRH. S’agit-il donc de velléités locales ?
Les motifs « cohésion, collectif »  nous paraissent légers quand on constate les fortes tensions qui en découlent entre directeurs, chefs de groupes et agents.

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Pour mémoire : 
Déclaration au CSA du 8 octobre 2026 à M le directeur général :

Au menu du CSA de ce jour, vous nous avez mis :

– un unique point pour avis, concernant votre toute première réorganisation. Vous nous écrivez qu’elle est « rendue nécessaire dans un contexte de réduction des effectifs et l’extinction de besoins » (sic). On pressent que ces éléments de langage vont revenir souvent… Certes, cette réorganisation n’impacte « que » 2 des 7 agents qui vous sont directement rattachés, à savoir la suppression d’un poste de chargé de mission Prospective et d’un des deux postes d’assistantes de votre Cabinet.

– huit points pour information, dont le « Bilan de gestion 2025 des contractuels… ».

Lors de la FSC de lundi dernier , la CFDT vous a alerté sur la détresse des agents dont la CDisation a été bloquée ou qui sont dans l’attente d’un renouvellement de contrat. Nous réitérons notre demande d’un traitement humain de ces collègues. Si la direction générale du Cerema n’honore pas ses engagements vis à vis d’eux, quelle sera sa crédibilité à l’avenir ?

Par ailleurs, des agents fonctionnaires sont préoccupés par la concrétisation de leur promotion, en interne au Cerema ou dans d’autres directions du Ministère. Quel est le résultat de vos échanges avec la DRH du ministère ?

Enfin, nous réitérons notre demande du 1er octobre (voir aussi en pièce jointe) concernant la « circulaire interministérielle du 5 mai 2026, relative au cout des carburants« . Il ne suffit pas de l’appliquer aux déplacements professionnels, il vous faut aussi la décliner sur le volet « augmentation individualisée du recours au télétravail« .

Comme cela impacte directement l’organisation du travail, la CFDT vous demande que ce sujet soit examiné au cours de ce CSA. Notre objectif : qu’une proposition concrète soit rapidement co-construite pour améliorer la situation économique des nombreux collègues impactés par le surcoût de leurs trajets domicile-travail.

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Vous partagez notre vision de l’action syndicale ? Venez nous rejoindre !

 

Vos contacts Cfdt: Cerema

SG-DFT : Cédric RINGEVAL, Sophie BARTHELET, Sébastien LE NORMAND
DTecTV : Julie POUESSEL, Benoit HIRON
DTecREM : Mohamed EL FADILI
DTecITM : Claude GUILLET (p.i.)Référent.e.s Contractuels : Léa MENUET, Xavier DURANG
Chercheurs/CST : Pierre CHARBONNIER
Santé Sécurité Conditions de Travail : Virginie AMANT, Mohamed EL FADILI
DTerHdF : Cédric RINGEVAL, Nicolas VERON
DTerCE : Sylvie DEYRIS
DTerEST : Matthieu KIRSTETTER
DTerMed + DTerOM : Myriam LORCET, Patrick FOURMIGUE
DTerNC : Claude GUILLET, Virginie AMANT
DTerIDF : Virginie AMANT (p.i.)
DTerOcc : Jean-Luc RZADKIEWA
DTerOuest : Jean-François MAHE
DTerSO : Eric LOZINGUEZ

Liens CFDT utiles :

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