Congé de paternité : décryptage …

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Le congé de paternité a été instauré en 2002 afin de développer les premiers liens entre le père et son enfant, d’équilibrer les tâches familiales et de favoriser l’égalité professionnelle entre femmes et hommes. Depuis, le congé de paternité a fait l’objet de plusieurs réformes.

 

Les congés de paternité débutent plus souvent dans la semaine suivant la naissance

La législation impose aux pères souhaitant bénéficier d’un congé de paternité de le commencer dans un délai maximum de quatre mois (six mois depuis la réforme de 2021) après la naissance de l’enfant. Dans la pratique, le congé du père coïncide généralement avec celui de la mère. En 2021, avant la réforme :

  • 96% des hommes ont démarré leur congé de paternité pendant le congé de maternité de leur conjointe (93% en 2013) ;
  • 72% l’ont commencé dans la semaine suivant la naissance, contre 49% en 2013, ce qui témoigne de la valorisation croissante du temps d’accueil du nouveau-né.
Congés pour naissance :

Les pères ont droit à trois jours de congé pour naissance, à prendre immédiatement à la naissance de l’enfant. Il s’agit en fait non pas d’une part du congé paternité, mais du congé de naissance, qui s’ajoute aux 11 puis 25 jours de congé paternité. Contrairement au congé paternité, il n’est donc pas possible de différer ce congé.

Ces 3 jours de congé naissance sont accordés et pris en charge par l’employeur. En 2021, 87% de ces pères et 97% de ceux qui ont bénéficié d’un congé de paternité ont pris les trois jours. Deux pères salariés sur cinq ont complété leur congé de paternité avec d’autres types de congés, principalement des congés annuels, pour prolonger leur temps de présence auprès de l’enfant.

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