Portrait d’élu – Emmanuel Biseau : « Le peu que chacun peut faire, c’est déjà beaucoup »
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Technicien à la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) du Gard et élu CFDT au Comité social d’administration local, Emmanuel Biseau porte la voix des agents d’une structure qui compte près de 170 personnes. Également représentant CFDT au comité social d’administration (CSA) des directions départementales interministérielles au niveau national, il défend un syndicalisme d’écoute, de proposition et de solutions concrètes.
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Au quotidien, Emmanuel travaille sur la cartographie et les bases de données relatives à l’habitat, au sein du service habitat-construction. Mais une part importante de son activité est aujourd’hui consacrée à ses mandats syndicaux. Élu au CSA de la DDTM du Gard depuis 2018, il représente aussi la CFDT dans l’instance nationale des DDI et accompagne la préparation des élections professionnelles en Occitanie. Cette double responsabilité lui permet de relier les réalités du terrain aux décisions prises à un niveau plus large.
Un engagement né d’une transformation
Son engagement commence en 2010, lors de la fusion de la Direction départementale de l’agriculture et de la forêt et de la Direction départementale de l’équipement, qui donne naissance à la DDTM du Gard. Bien implantée dans ce qui était la DDE, la CFDT cherchait alors des agent·es capables d’apporter une connaissance plus large des métiers réunis. Emmanuel accepte de rejoindre le collectif et découvre de l’intérieur des instances qui lui paraissaient jusque-là très éloignées du quotidien des agent·es.
À son retour à la DDTM en 2018, il s’investit pleinement comme élu, puis prend davantage de responsabilités à partir de 2019. Il se reconnaît dans une conception du syndicalisme fondée sur la discussion et la recherche de résultats. Une conviction qui guide son action, sans renoncer à l’exigence portée auprès de l’administration.
Agir sur la vie quotidienne des agent·es
Au niveau local, le rôle des élu·es consiste notamment à négocier la déclinaison de textes nationaux, par exemple sur le télétravail, afin que leur application ne soit pas moins favorable aux agent·es. Mais le mandat couvre surtout une grande diversité de sujets : réorganisations de services, attribution de certaines primes, déménagements de bureaux, situations de mal-être au travail ou adaptation de l’organisation lors d’aléas climatiques.
Certaines avancées sont très concrètes. À la DDTM du Gard, les représentant·es ont par exemple proposé et obtenu des places réservées pour le co-voiturage mais aussi des places de stationnement temporairement réservées près de l’entrée pour des collègues momentanément limités dans leurs déplacements, et qui ne disposent pas d’une carte d’invalidité. « Ce sont des choses pratico-pratiques, mais elles changent vraiment le quotidien », souligne Emmanuel. Informer les agent·es après chaque échange avec la direction fait également partie de ses priorités : pour lui, une instance ne doit jamais rester une affaire entre initiés.
Relier le local et le national
La représentation nationale d’Emmanuel donne une autre dimension à ce travail. Les voix obtenues dans chaque DDI déterminent la représentativité syndicale au CSA national, où sont discutés les textes communs à l’ensemble de ces directions. Les élu·es locaux doivent ensuite veiller à leur bonne application et faire remonter les difficultés rencontrées. Cette circulation de l’information est essentielle : une mesure favorable aux agent·es ne produit aucun effet si elle reste méconnue ou tarde à être mise en œuvre.
Dans l’autre sens, Emmanuel peut s’appuyer sur tout le réseau CFDT. Les syndicats spécialisés apportent leur expertise sur les mobilités, les promotions, les statuts ou les déroulements de carrière, tandis que les référentes nationales et référents nationaux accompagnent les élu·es sur les textes communs aux DDI. Cette organisation permet à chacun de se concentrer sur les situations locales sans avoir à maîtriser seul l’ensemble des règles.
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Ne pas avoir peur de s’engager
Pilote des élections pour les DDI en Occitanie, Emmanuel constate combien il est devenu difficile de constituer des listes. Les agent·es ne manquent pas forcément de convictions : ils sont surtout absorbés par leur travail et craignent de ne pas avoir assez de temps à consacrer à un mandat. Son message est donc clair : il n’est pas nécessaire de tout porter ni d’être disponible en permanence. Chacun peut contribuer à la mesure de ses possibilités, et cette contribution compte déjà énormément.
Les élections professionnelles sont décisives parce qu’elles permettent à cette voix d’exister, localement comme nationalement. Sans élu·es dans les DDI, la CFDT ne peut ni intervenir dans les instances de proximité ni peser sur les textes nationaux. Pour Emmanuel, voter et s’engager, c’est aussi entretenir le collectif face au risque d’isolement croissant dans les services. Il résume la CFDT en trois mots : écouter, proposer et œuvrer pour le collectif.
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À l’occasion des élections professionnelles dans les fonctions publiques, des élu·es et mandaté·es CFDT ont partagé avec nous leur quotidien et leur engagement.
Retrouvez tous leurs portraits ici
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D’après l’article initialement publié par la CFDT-Occitanie
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