Rémunérations : la CFDT interpelle le Premier ministre et exige des mesures à la hauteur
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Alors que le gouvernement envisage une sortie progressive de l’indemnité différentielle pour une partie des agents publics, la CFDT estime que cette mesure ne répond pas aux enjeux de pouvoir d’achat et de reconnaissance des personnels. Dans un courrier adressé au Premier ministre, elle réclame des salaires durablement au-dessus du Smic et l’ouverture de négociations sur les grilles indiciaires.
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Le 8 octobre 2026, la CFDT a adressé un courrier au Premier ministre pour faire part de sa préoccupation concernant les orientations salariales envisagées dans le cadre du budget 2027.
À la suite du groupe de travail consacré aux rémunérations des agents publics, le gouvernement a présenté une mesure visant à sortir progressivement une partie des agents de l’indemnité différentielle. Cette disposition permettrait, selon les estimations avancées, à environ 400 000 agents de bénéficier d’un traitement indiciaire légèrement supérieur au Smic actuel.
Pour la CFDT, cette évolution demeure insuffisante. L’organisation syndicale rappelle que la revalorisation prévisible du Smic au 1er janvier 2027 risque de limiter fortement les effets de la mesure. Dans ces conditions, de nombreux agents continueraient à voir leur rémunération rattrapée rapidement par le salaire minimum.
La CFDT revendique donc que l’ensemble des agents publics bénéficie d’un traitement indiciaire significativement supérieur au Smic dès le 1er janvier 2027. Elle demande également l’ouverture d’une négociation globale sur la refonte des grilles indiciaires, fortement dégradées par des années de gel du point d’indice et par le tassement des carrières qui en résulte.
À travers cette démarche, la CFDT entend porter une exigence de justice salariale, de reconnaissance de l’engagement des agents publics et de restauration de véritables perspectives de carrière dans l’ensemble de la Fonction publique.
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Lettre au 1er ministre :
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| Paris, le 08/10/2026 Références : ML/LR/AL |
Monsieur Sébastien LECORNU Premier Ministre Hôtel de Matignon 57 rue de Varenne 75007 Paris |
Monsieur le Premier ministre,
Le ministre de l’Action et des Comptes publics, en charge de la Fonction publique, Monsieur David Amiel, a présenté, le 2 octobre 2026, lors d’un groupe de travail « suite du rendez salarial », les premières mesures prises en compte dans la proposition de budget 2027 pour la rémunération des agents publics de la Fonction publique.
La proposition de sortie progressive de l’indemnité différentielle permettrait à 400 000 agents sur les 862 000 actuels de percevoir un traitement indiciaire légèrement supérieur au Smic actuel. Le Smic actuel correspond à un indice égal à 380. Cette mesure serait mise en œuvre au 1er janvier 2027, uniquement en cas de vote du budget.
La CFDT est consciente de la contrainte budgétaire de notre pays, mais la mesure de sortie progressive de l’indemnité différentielle ne permettra pas aux 400 000 agents prévus de passer au-dessus du Smic. En effet, compte tenu de l’inflation, le Smic sera réévalué au 1er janvier 2027. Les projections actuelles situent le Smic brut entre 1 885 € et 1 914 €, soit entre les indices 382 et 388.
Les gouvernements successifs depuis 10 ans ont décidé de geler le point d’indice des agents publics, hormis en 2022 et 2023. Ces décisions ont pour conséquence la situation inacceptable actuelle et le tassement des grilles indiciaires.
Pour la CFDT, cette mesure progressive n’est pas à la hauteur de la situation.
La CFDT revendique que tous les agents publics aient, dès le 1er janvier 2027, un traitement indiciaire substantiellement au-dessus du Smic. Cette revendication permettrait aux agents de ne pas être rattrapés par le Smic dans les prochains mois, voire années.
La CFDT revendique également une négociation sur la refonte des grilles indiciaires, conséquence des choix budgétaires menés depuis 10 ans, afin de redonner des perspectives de carrière aux agents publics.
La CFDT Fonctions publiques se tient à la disposition de vos services pour vous présenter ce que nous revendiquons dans le présent courrier.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre haute considération.
| Marylise Léon Secrétaire générale de la CFDT |
Laure Revel Secrétaire générale de la CFDT Fonctions Publiques |
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D’après l’article initialement publié par L’UFFA-CFDT
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