CSA de réseau des DDI du 18 mai 2026

Publié le

Retour sur la réunion du Comité Social d’Administration (CSA) de réseau des Directions Départementales Interministérielles (DDI) du 18 mai 2026.

 – – –

Anti pasti

Lydie Duray et Emmanuel Biseau vous représentaient avec l’appui d’Anne Jammes en tant qu’experte sur le sujet Reset Brexit.

Qui est ce ?

Le nouveau secrétaire général, M. Stoskopf, n’était pas présent, c’est bien dommage… Il a toutefois prévu de rencontrer chaque organisation syndicale prochainement.

La présidence est donc assurée par la DRH du MI, Madame Bossart-Trignat.

Patati patata

Madame la présidente fait un court et entendu propos préliminaire pour dire que le MI était soucieux du pouvoir d’achat des agents, que le nouveau SG était très attaché aux DDI, etc.

Zebda

Dans sa DL et en séance la CFDT montre son mécontentement. Pour nous la circulaire du 5 mai permettant du télétravail exceptionnel dans cette période de forte hausse des carburants arrive tard, très tard…

Le surcoût mensuel en essence ordinaire pour un agent habitant à 50 km de sa DDI est de 100 € ce qui n’est pas rien loin de là.

Bernardo

La CFDT met en avant que quelques DDI avaient déjà pris ce type de décision bien avant, mais le MI lui, est resté muet, attendant bien sagement qu’une circulaire vienne d’en haut.

Tous les mêmes, tous les mêmes, mais y’en a marre

La CFDT dénonce le fait que les plus précaires sont souvent les oubliés du télétravail (les secrétaires, les assistants(es) de contrôle, les contractuel(le)s, etc.) ne sont pas concernés par cette circulaire. Pour ces collègues, rien n’est proposé, pas même cette fameuse prime au carburant qui concerne peu de personne en activité, une prime d’affichage est-on tenté de dire.

Des mots toujours des maux

La présidente n’apporte aucune réponse et n’essaie même pas. Rien ne sera fait pour les oubliés du télétravail, aucune consigne pour demander que les activités télétravaillables soient regroupées sur un ou deux jours afin de leur permettre d’économiser des déplacements et donc du pouvoir d’achat.

Non, le MI n’en fera pas plus, comme si ce n’était pas son problème, mais l’est-ce ?

Zèle, zèle, zèle

Cette circulaire qui sera appliquée au bon vouloir des directeurs, la fameuse intelligence locale, pour le télétravail exceptionnel… Par contre, soyons en sûr la partie qui demande de limiter les déplacements sera appliquée à la lettre et au zèle.

Fort Knox

Le MI présente les projets d’arrêté concernant les élections professionnelles de fin d’année.

La CFDT dénonce la nécessité pour les agents de DDI de se munir de leur numéro de matricule pour pouvoir voter au CSA local, d’autant plus que celui-ci n’est pas nécessaire pour les CSA ministériels et les CAP.

Le MI a choisi l’ultra sécurisation et persiste quitte à perdre des électeurs de DDI en route.

MI chemin

Le MI a entendu notre inquiétude et propose de maintenir le numéro de matricule mais fait un bout de chemin vers nous. Il envisage de faire un envoi personnel à chaque agent de ce numéro et/ou de le faire apparaître sur les listes électorales qui seront affichées. Toutefois, il propose de faire le bilan après les élections blanches.

Pour la CFDT cela va dans le bon sens mais comme cela reste des intentions, nous décidons de nous abstenir sur le projet d’arrêté concernant l’organisation des élections.

A voté

Concernant le projet d’arrêté instituant des CSA et des Formations Spécialisées dans chaque DDI, la CFDT a voté pour.

GPX

Le budget 354 partie DDI nous est présenté tout en nous disant qu’il est inexploitable car un certain nombre de dépenses sont intraçables.

Pour rappel le BOP 354 regroupe notamment les moyens des préfectures, sous-préfectures, SGAR, SGCD, préfecture de police des Bouches du Rhône notamment et des DDI.

Tous ces budgets fusionnent dans une sorte de tire lire géante à partir de laquelle le MI redistribue aux préfectures, SGCD, DDI, etc. renforçant inexorablement le pouvoir des préfets, y compris sur le quotidien des agents… qui ne sont pourtant, en grande partie, pas des agents du MI.

Qui veut gagner des millions

Pour la CFDT, cette présentation est nécessaire car on y voit malgré tout des tendances.

Ainsi le budget global alloué au 354 est en légère augmentation alors que la part consacrée aux moyens des DDI est en baisse…

Nous remarquons également que la partie consacrée au fonctionnement courant des DDI diminue nettement et celle consacrée aux investissements immobiliers (à la densification grosso modo) double.

Même si un certain nombre de dépenses sont mutualisées et rend les chiffres difficilement lisibles, ces chiffres confirment la dégradation du quotidien des agents (déplacements, équipements, formations, entretien des locaux…)

CSL c’est sensas ?

Pas vraiment, en effet seul un tiers des départements ont mis en place des comités de suivi locaux.

C’était pourtant demandé aux préfets de département dans la note de gouvernance de fin 2024.

Le MI dit, murmure ? l’intelligence locale fait, ou pas…

Pour la CFDT ces comités ont leur place, en complément des CSA locaux pour parler des questions transversales, comme les SGCD et leur contrat de service, la stratégie immobilière, les moyens budgétaires, etc.

Top chef

Certes, parfois ce sont les OS qui ne sont pas demandeuses ce qui pose question sur le dialogue social, ce que peuvent en attendre les élus et le temps qu’ils peuvent y consacrer mais parfois c’est le préfet qui refuse la mise en place… malgré la demande des OS et du MI. C’est qui qui décide, c’est qui le chef ?

Parfois ce sont les directeurs qui freinent craignant d’être dépossédés du dialogue social… mais dans le cas présent ces réunions sont pour l’information des représentants du personnel, ce n’est pas aux directeurs de décider si c’est bien ou pas !

Enfin, l’information est jugée trop descendante, c’est donc aux préfets de faire en sorte que ces réunions soient des réunions d’échange et non de longues présentations. Le MI va rappeler l’intérêt et le rôle de cet outil aux départements.

VI nations

Le Reset Brexit, c’est à dire la fin des contrôles d’inspection sanitaires et phytosanitaires aux frontières avec le Royaume Uni est le dernier point à l’ordre du jour.

Cela concerne la fermeture des sites et la fin des missions de 335 agents (191 titulaires et 144 contractuels dont 63 CDI).

La CFDT demande que l’arrêté de restructuration soit appliqué sur la durée maximale possible, c’est à dire 3 ans.

Ce Reset pose de nombreuses questions notamment liées à ces fermetures, à la fin de contrats de 81 CDD, à la nécessité pour 254 agents de retrouver un poste qui correspond à leurs compétences et géographiquement compatibles avec leur vie familiale, aux « embouteillages » possibles sur un certain nombre de postes en DDI… La CFDT évoque la situation très inconfortable des agents recrutés via un concours à affectation locale (CNAL), dont certains sont actuellement en formation, et qui se verront très probablement proposer des postes loin de la fameuse affectation locale.

La CFDT et notamment vos représentants au MAASA, agit dans les CSA et groupes de travail pour défendre les agents concernés. Notre organisation syndicale aura pour priorité le respect de leurs droits ainsi qu’un traitement des dossiers individuels à la hauteur de leur engagement depuis la mise en oeuvre du Brexit, en 2019.

A part ça ?

L’intelligence locale est encore la notion derrière laquelle le MI se cache pour dire que ce n’est pas de leur faute. Eux ils veulent mais ils font confiance aux préfets, si ces derniers ne veulent pas c’est qu’ils doivent avoir leurs raisons. Ainsi pas de comité de suivi local, du télétravail exceptionnel mis en place ou pas, etc.

– – –