Concours d’entrée aux ISP : ce qui change pour la session 2027
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Le gouvernement poursuit la transformation des anciens IRA en « Instituts du service public » (ISP). Un arrêté du 24 avril 2026 vient modifier en profondeur les règles des concours d’entrée, avec une réforme notable des épreuves d’admissibilité. Objectif affiché : renforcer l’évaluation des connaissances administratives, juridiques et des capacités d’analyse des candidats.
Jusqu’à présent, les concours reposaient principalement sur une seule épreuve écrite d’admissibilité. À partir de la session 2027, les candidats devront désormais passer deux épreuves écrites.
La première épreuve écrite reste maintenue, mais une nouvelle deuxième épreuve d’admissibilité fait son apparition. Celle-ci se compose de deux parties distinctes : un questionnaire à choix multiples (QCM) et des questions à réponse courte (QRC).
Le QCM portera sur un programme particulièrement dense : culture administrative et juridique, droit constitutionnel et administratif, finances publiques, ressources humaines dans la fonction publique, mais aussi institutions et politiques européennes.
Le niveau attendu apparaît élevé, avec des connaissances couvrant aussi bien les grands principes budgétaires que les réformes territoriales, les juridictions administratives ou encore les politiques de l’Union européenne. L’arrêté prévoit jusqu’à soixante questions pour cette partie.
La seconde partie prendra la forme de questions à réponse courte portant sur des thèmes d’actualité. Les candidats devront choisir deux sujets parmi trois proposés. L’exercice vise explicitement à évaluer leurs capacités d’analyse, de rédaction et de mise en perspective des politiques publiques.
Les thèmes annoncés donnent déjà une idée des priorités administratives du moment : transformation des services publics, numérique, finances publiques, système éducatif ou encore organisation territoriale de la France.
Autre évolution importante : les modalités de notation sont ajustées afin d’intégrer cette nouvelle épreuve dans le calcul des admissibilités. L’arrêté précise également qu’une absence à l’une des épreuves écrites annule la prise en compte de l’autre épreuve éventuellement passée.
Cette réforme s’inscrit dans la continuité de la réorganisation engagée depuis plusieurs années dans la haute fonction publique et dans la formation des cadres administratifs. Les anciens Instituts régionaux d’administration (IRA) laissent définitivement place au « Groupe des instituts du service public ».
Pour les candidats, cette nouvelle architecture du concours implique une préparation encore plus large et plus technique. La montée en puissance des questions liées aux politiques publiques, aux finances et aux enjeux européens traduit aussi une attente accrue en matière de culture administrative générale et de capacité d’analyse.
Reste désormais à voir si cette réforme permettra réellement de diversifier les profils recrutés et de mieux préparer les futurs cadres de l’administration publique, ou si elle renforcera encore le poids des préparations spécialisées dans l’accès aux concours administratifs.
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