[ RENDEZ-VOUS SALARIAL ] Aucune augmentation générale des salaires : une profonde déception !
Publié le
Le 8 juillet, le ministre chargé de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a réuni les organisations syndicales pour le rendez-vous salarial de la Fonction publique. Après deux ans sans rendez-vous salarial, les agents espéraient enfin des mesures permettant de répondre à l’érosion continue de leur pouvoir d’achat.
Le verdict est sans appel : le gouvernement confirme qu’il n’y aura ni revalorisation du point d’indice, ni mesure salariale générale en 2027 .
Il a annoncé l’ouverture de plusieurs chantiers dont les objectifs et le calendrier apparaissent nébuleux à ce stade :
- une réforme de la prise en compte de l’expérience professionnelle lors des recrutements et changements de corps ;
- l’extension de l’amélioration des taux d’avancement à davantage de corps de catégorie A ;
- l’ouverture d’un chantier sur les quotas de promotion interne ;
- un travail pluriannuel sur les grilles de début de carrière afin de limiter leur tassement.
Face à l’absence de réponse satisfaisante sur les rémunérations, l’ensemble des organisations syndicales ont quitté la réunion avant son terme.
La CFDT appelle à une mobilisation générale et à la grève, le 29 septembre.
– – –
Trois ans après le dernier rendez-vous salarial, les organisations syndicales représentatives de la Fonction publique ont été reçues le 8 juillet 2026. Alors que près de 862 000 agents publics perçoivent un traitement indiciaire inférieur au SMIC, la CFDT attendait des mesures fortes pour répondre à l’urgence salariale. Si plusieurs avancées ont été obtenues sur les parcours professionnels et les promotions, aucune réponse n’a été apportée à la question centrale du pouvoir d’achat, qui continue de pénaliser les agents publics.
– – –
Les déclarations liminaires :
Lire la déclaration intersyndicale
Lire la déclaration CFDT
– – –
Rendez-vous salarial 2026 : des avancées insuffisantes face à l’urgence du pouvoir d’achat
Le 8 juillet 2026, les organisations syndicales représentatives de la Fonction publique étaient conviées à un rendez-vous salarial. Le précédent s’était tenu en 2023.
Cette rencontre intervenait dans un contexte particulièrement préoccupant pour les agents publics. Aujourd’hui, 862 000 d’entre eux perçoivent un traitement indiciaire inférieur au SMIC et ne maintiennent leur rémunération de base qu’au moyen d’une indemnité différentielle.
La CFDT, qui s’est exprimée à cette occasion, attendait des réponses concrètes en faveur du pouvoir d’achat des agents publics (cf pièces jointes)
Ce qu’il faut retenir
Malgré les attentes exprimées par les organisations syndicales, le gouvernement n’a annoncé aucune mesure générale de revalorisation salariale :
- aucune augmentation de la valeur du point d’indice, ni en 2026 ni en 2027 ;
- aucun rétablissement de la Garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA), qui permettait de compenser les effets de l’inflation ;
- aucune remise en cause du jour de carence ni de la perte de 10 % de rémunération en cas d’arrêt maladie.
Des avancées obtenues par la CFDT
La CFDT a toutefois obtenu plusieurs engagements qui devraient être intégrés au projet de budget pour 2027 :
- une meilleure prise en compte des apprentis ;
- une reconnaissance renforcée de l’expérience professionnelle, acquise dans le secteur privé comme dans le secteur public, lors de l’entrée dans la Fonction publique ;
- des améliorations concernant les taux de promotion ;
- l’ouverture d’un chantier consacré aux quotas de promotion interne.
Le ministre a également annoncé la mise en place, dès septembre, de groupes de travail destinés à « concentrer les marges de manœuvre sur des mesures indiciaires très ciblées, dans le cadre d’un travail pluriannuel ».
À ce stade, les contours de ces travaux restent flous. Ils ne semblent pas apporter de réponse structurelle au tassement des grilles indiciaires, pourtant au cœur des difficultés rencontrées aujourd’hui par les agents publics.
Le pouvoir d’achat reste la question centrale
Les mesures annoncées pour 2027 répondent partiellement à plusieurs revendications portées par la CFDT, notamment en matière de déroulement de carrière, de promotion et de reconnaissance de l’expérience professionnelle.
Pour autant, elles demeurent largement insuffisantes face à la dégradation continue du pouvoir d’achat des agents publics. La question salariale reste entière.
Depuis 2010, la valeur du point d’indice, qui détermine la rémunération de base des agents publics, n’a été revalorisée qu’à quatre reprises — en 2016, 2017, 2022 et 2023 — pour une augmentation cumulée de seulement 6,3 %.
Pour la CFDT, les agents publics méritent une véritable reconnaissance de leur travail, de leur expertise et de leur engagement au service de l’intérêt général. Cette reconnaissance doit se traduire concrètement sur leur fiche de paie.
Redonner des perspectives à la Fonction publique
La Fonction publique doit retrouver des perspectives de carrière attractives et offrir des rémunérations à la hauteur des missions exercées. Il en va de son attractivité et de sa capacité à recruter et fidéliser les compétences nécessaires au bon fonctionnement des services publics.
En refusant de dégager de nouvelles ressources pour ses services publics, le gouvernement fait un choix politique. Pourtant, les services publics et les agents qui les font vivre au quotidien ont démontré, notamment lors des crises successives, leur rôle essentiel dans la continuité de la vie du pays.
Pour la CFDT, il est désormais temps de joindre les actes à la parole. Les agents publics ne peuvent plus être les oubliés des politiques salariales.
C’est pourquoi la CFDT appelle à une mobilisation générale le 29 septembre.
C’est pourquoi la CFDT appelle à la grève le 29 septembre. (pour mémoire, voir la déclaration intersyndicale CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP, du 24-06-26)
– – – – – – – –
D’après l’article initialement publié par L’UFFA-CFDT
– – – – – – – – – –
